Vendredi 5 mars 2010
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Il me semble que l'un des problèmes que nous rencontrons dans plusieurs problématiques humaines c'est que certains champs disciplinaires ne se rencontrent pas pour
aborder des questions qui mériteraient des réponses ... efficaces.
Ainsi la violence, longtemps considérée uniquement par la sociologie a tardivement été prise en considération par la psychologie. Par conséquent comment "répondre" à
un problème, notamment psychologique, la violence individuelle, lorsque la discipline qui pourrait y réfléchir n'envisage pas de solution puisque "le concept n'est pas reconnu". Pendant ce temps
les violences conjugales, psychologiques ou relationnelles continuent.
Plus on travaille sur les phénomènes de violence, individuels, collectifs et / ou organisationnels et
plus on perçoit que la racine de la violence est la peur. La peur d'autrui, vécu comme une menace. Cette peur fondamentale de l'autre conduit à manifester l'agressivité à laquelle seule une
escalade de la violence succède habituellement.
Une longue liste d'ouvrages s'ingénie à décrypter les mécanismes de la violence individuelle, collective, sociale, géopolitique et les réponses restent à un certain niveau de conscience, souvent
basées sur des représentations de domination et des valeurs de guerre, ce qui laisse peu de chance pour obtenir une résolution pérenne.
Seul le changement de discipline et de niveau de conscience permettra d'ouvrir la porte de solutions
viables et parfois pérennes. Alors les personnes engagées dans la dynamique permettant de sortir de ces mécanismes de violence, aussi bien archaïques qu'endémiques, parviennent à guérir de leur
peur. Et pour y arriver il n'y a que le baume de l'amour.
Cependant, on ne parle d'amour que dans le champ de la spiritualité, territoire interdit à /par nos chercheurs universitaires, surtout français, et de ce fait interdit pour tous les praticiens à
la suite.
Pourtant, il n'y a que dans ce registre de la sagesse, du sacré et de la spiritualité que l'on touche la dimension de la bienveillance, de la compassion, de la tolérance et de l'amour. Et il n'y
a que par l'amour inconditionnel de son prochain que la peur et la violence fondamentales peuvent être transmutées par un processus de dissolution alchimique.
Nous voyons fleurir des ouvrages sur le management bienveillant ou les chartes de bientraitance dans les entreprises mais quelles sont les valeurs, pensées, représentations, paroles et actions
des personnes qui les mettent en place? Pour que ces mots ne restent pas de simples idées, il est nécessaire que les personnes qui les soutiennent aient opéré un changement profond en elles, au
point de manifester et d'incarner la bienveillance dont elles parlent. Cela passe par transformer la peur en amour.
A nouveau dans cette question soulève comme dans des milliers d'autres, la rencontre des disciplines et des plans de conscience qui rende l'être humain entier, retrouvant sa complétude. il n'a
plus alors de peur ni de souffrance, ou disons plutôt qu'il les vit, les accepte et les traverse sans angoisse, avec la sérénité de la compréhension (cumprendere = prendre avec) de la vie, de son
essence et de la variété de ses flux.
La peur laisse place à la sagesse et la violence à l'amour.
Et oui c'est possible partout et notamment au sein des entreprises...! Car partout ce sont les mêmes êtres humains qui souffrent et aspirent au bonheur.
CM
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