Présentation

 

Christine Marsan vous propose plusieurs prestations  :

Du sujet à l'entreprise, diverses propositions d'intervention

  • Comprendre la complexité pour gérer au quotidien son entreprise et ses équipes. Psycho-sociologue et praticienne des relations humaines, je mets à votre disposition conférences, débats, ateliers de réflexion pour appréhender les différentes thèmes de la complexité organisationnelle appliqués à la stratégie, à la DRH et au management. Ce qui vous permet d'avoir une longueur d'avance afin de manager intelligemment et avec éthique.
  • Penser autrement pour agir autrement : Elaborer une stratégie, innover repose sur une autre approche de la créaitvié, combinant la compréhension de la complexité, les ressorts de l'imaginaire et les outils de la créativité. Ce n'est qu'en faisant évoluer nos cadres de références que nous pouvons innover autrement! Site : www.christinemarsan.fr
  • Diagnostic de votre entreprise : vous souhaitez faire évoluer votre entreprise et vous avez besoin d'une aide pluridisciplinaire pour envisager toutes les facettes du changement. Pour plus de détail, voir le site de Renaissance : www.christinemarsan.fr
    Coaching Existentiel : je vous aide à vous réaliser, à être pleinement qui vous êtes et que vous n'avez pas encore osé révéler et à atteindre vos objectifs. Pour voir plus en détail de quoi il s'agit, aller voir l'article : coaching existentiel. www.christinemarsan.fr 
  • Thérapie holistique : vous avez envie de faire un travail approfondi sur vous et aussi d'être pris en considération dans la totalité de vos facettes (différents engagements, considérations professionnelles, dimension psychologique, énergétique et pourquoi pas aussi spirituelle). Je vous offre un espace et des méthodes, qui en respect de votre choix et ce que vous voulez explorer de vous, vous permettra de vous épanouir, de dépasser souffrances et blocages et de développer une plus grande autonomie. Pour plus de détails voir la partie "développement de la personne" dans le site www.christinemarsan.fr .
  •  

Ce blog a pour objectif de vous faire partager plusieurs années de réflexion sur la société, la personne, les impacts des évolutions de l'entreprise et aussi un peu de ... philosophie et de politique.
 

Vous trouverez ici des articles dans les domaines suivants :

  • Sciences Humaines :
    • psychologie,
    • sociologie,
    • philosophie,
    • politique..
  • Professionnel :
    • coaching et accompagnement au changement.

Vous trouverez une présentation succincte sur mon short web site : www.christinemarsan.eu et pour un descriptif plus détaillé de mes activités professionnelles vous pouvez visiter le site : www.christinemarsan.fr.

Merci pour votre visite et vos réactions sont les bienvenues.
 

Email : christine.marsan@wanadoo.fr

Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 23:50
Bonjour à tous,

Le nouveau livre co-écrit avec un ami est sorti. Il débute par la description de ce qu'est la communication d'influence. L'ouvrage décode les rouages de la manipulation et de l'influence. Ensuite, le livre décode la mutation de la société et met en correspondance l'évolution de la communication qui peut devenir éthique, authentique et durable.
Bonne lecture...!


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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 20:48

Les suicides à répétition à France telecom mais hier chez Renault ou Peugeot et ailleurs au sein d'entreprises moins connues viennent nous dire quelque chose sur les modes de gouvernance.

Pendant que les RH et les consultants s'essouflent à trouver des solutions pour gérer les souffrances au travail, le stress ou encore la nouvelle dénomination : les risques psycho-sociaux... la souffrance augmente.
Pourquoi?
Parce que rares sont ceux qui qui veulent vraiment faire face aux réels problèmes qui sont certes
complexes et systémiques mais à la source de ces malaises.

L'origine du problème repose sur le fait que la finance a pris la main sur l'économique (la spéculation sur l'exercice patrimonial des entreprises)qui lui-même a pris le pas sur le politique (auquel incombait le pilotage global d'un gouvernement, le long terme, la visibilité publique des décisions politiques).

Alors nos entreprises font tourner leurs turbines et leurs hommes et femmes afin de réduire sans cesse les coûts et de produire toujours plus de profits. Les premiers sacrifiés sont les personnes, qui privées de sens, du respect de leur dignité et de leurs compétences et parcours, n'ont plus comme seul recours que le suicide pour crier au monde les impasses dans lesquels ils sont coincés.

Ce qui est à réformer c'est le mode de gouvernance. Ce ne sont pas les SPA, la relaxation ou l'hypnose qui apporteront des solutions, juste les moyens de supporter PLUS de stress et contribuer à mieux faire tourner un système qui aliène et "tue" ses ressources humaines.

Alors si vous souhaitez prendre le problème à sa source, parlons-en.

Christine Marsan
Auteur de : Violences au travail. Comment s'en sortir, De Boeck, 2006.
Site : www.christinemarsan.eu

 

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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /2009 16:57

De l’importance des mots pour changer le monde

Vers un vocabulaire de la paix

 

 

Nous changeons le monde par ce que nous sommes pour paraphraser Gandhi[1] et si nous sommes habités de valeurs d’amour, de compassion, de fraternité et de paix notre vocabulaire et nos mots vont alors refléter ce que nous sommes et se traduire ensuite dans nos relations et nos actes.

 

Le vocabulaire guerrier omniprésent dans notre quotidien

 

Il est vrai que le vocabulaire guerrier est omniprésent dans notre quotidien : « nous sommes des légions, des bataillons », « nous allons débuter les hostilités » (heureusement il y a aussi festivités !), trouver « une fenêtre de tir », je fais ceci pour être « mieux armé », nous sommes des « guerriers de lumière » ou « soldats de la paix », ce qui est un summum ! etc… Ce qui a conduit à passer de la djihad intérieure à la djihad contre les infidèles (déformant les termes du Coran en interprétant qu’il s’agissait d’ennemis extérieurs et non de la part de soi à apprivoiser pour s’élever vers l’amour).

Dresser la liste des mots qui évoquent la guerre et notamment ceux que chacun d’entre nous utilise au quotidien, est un exercice tout à fait intéressant qui permet de prendre conscience que dans certaines circonstances nous ne disposons pas d’autres mots / images, que ceux du registre guerrier, pour rendre compte de notre pensée. Il n’est alors pas étonnant que la violence se perpétue, même si, bien entendu, ce n’est pas le seul facteur.

 

Ce n’est pas parce que notre vocabulaire courant s’est construit sur celui de la guerre, qui est une des activités majeures de l’humanité, que nous ne pouvons pas décider, en conscience, de trouver d’autres mots pour rendre compte de ce que nous voulons faire et dire. Notre niveau de conscience évolue, nous changeons et de ce fait nous avons besoin de modifier nos représentations et la symbolique qui la sous-tend, à savoir les mots pour le dire. Car le vocabulaire que nous employons reflète notre pensée et se traduit ensuite dans notre quotidien.

 

Les limitations à passer à un vocabulaire de paix :

 

Toutefois ce qui peut limiter considérablement cette évolution du langage, c’est-à-dire des symboles et par la suite de nos actions c’est que la plupart des gens croient qu’utiliser des mots tels que : « lutter contre quelque chose » a une plus grande efficacité que de dire s’engager pour…. Le poids du déterminisme de l’évolution de la vie nous fait croire, - croyances enfouies dans nos cerveaux les plus anciens, reptiliens et limbiques -, que seul le combat est la possibilité de la survie. Des millions d’années se sont passés sur ce modèle. Cependant, l’espère humaine, dite la plus élevée sur l’échelle de la vie[2] n’a plus de prédateur autre qu’elle-même. De ce fait elle n’a plus de raison de se conduire comme si elle était sans cesse menacée par un tyrannosaure rex, alors que la nature dans son extrême « bonté » a eu « l’intelligence » de séparer nos espèces de plusieurs millions d’années.[3]

 

Donc, nous n’avons pas d’autres prédateurs que nous-mêmes et nous nous appliquons les réflexes des animaux en situation de survie, alors que nous avons acquis la conscience de nous-mêmes, de nos actes et de leurs conséquences. Alors pourquoi nous battre pour des territoires, des ressources et pourquoi ne pas rechercher des attitudes de collaboration ? Comme il semble que nous ayons du mal à évoluer par notre seule conscience, le fruit de notre cerveau a aussi inventé la science pour accélérer le processus de développement de la conscience. Rappelons-nous comment au XX° siècle nous avons battu des records de cruauté et de barbarie entre les génocides, camps de la morts, goulags et bombe atomique. A nouveau les propos de Rabelais viennent nous rendre attentifs au fait que « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » et de l’homme en l’occurrence. Les évolutions technologiques nous conduisent aujourd’hui à un tel niveau de complexité des problèmes engendrés par nos « sur »-consommations, sur-productions en tout genre, notamment d’armes et sur-populations que nous ne pouvons pas les régler par la guerre sans prendre le risque de dégâts majeurs. D’autant que l’arme nucléaire est omniprésente sur la planète, l’initiative Global Zéro soutenue par Vladimir et Barack Obama laisse penser que le risque est désormais excessivement grave.

Alors pourquoi ne pas essayer de changer par la paix et la coopération ? Nombre d’initiatives sont déjà en cours et ceci depuis de nombreuses années, alors tentons, à notre tour, par notre attitude intérieure de contribuer à ces actions extérieures.

 

La recherche de stimulations

 

Ainsi, « grâce » à notre cerveau limbique, nous sommes convaincus qu’il existe davantage d’efficacité dans l’agressivité, le combat, la lutte…. car nous pensons que nous obtenons plus de stimulations et d’intensité dans les attitudes agressives que pacifistes.

Pourtant la force, l’énergie, la mobilisation à agir, l’enthousiasme à changer le monde et la joie à partager l’amour, la paix et la fraternité sont des énergies éminemment positives et tout aussi galvanisantes, voire plus. Il suffit juste d’en tenter l’expérience et de donner les conditions pour que le plus grand nombre y ait accès.

Alors disons avec des mots neufs ce que nous voulons faire... pardon ! ce que nous faisons déjà : à savoir participer à un nouveau monde.

 

Décider de changer de représentations

 

C’est face à ces croyances qu’il est important de nourrir autrement nos représentations afin de les faire évoluer. Car l’énergie de vie, détachée de l’opposition, est bien plus faramineuse que celle perdue dans le conflit et le combat… Si nous décidons de délier notre énergie de vie alors tout devient stimulant et joyeux. Tous les sages qui sont parvenus à l’individuation décrite par Jung, à la liberté telle que la décrit Krishnamurti ou encore à l’éveil comme l’a montré Bouddha ou tout simplement à la sagesse comme nous l’a indiqué Socrate n’ont plus eu besoin de perdre leur énergie dans des combats stériles. Ils ont déployé une extraordinaire efficacité de pensée et d’action de par la qualité de cœur qu’ils savaient mobiliser. Gandhi en a été un vibrant exemple. Par leur détermination à sortir des limitations de toutes sortes, ils ont su s’harmoniser avec l’énergie de la vie, pour suivre les principes de Lao Tseu. Ils ont accueilli la vie qui comme un flux, sans obstruction et refus de sa dynamique propre ce qui leur a permis de déployer la puissance et la joie que confèrent l’émerveillement quotidien face à la prodigalité de la vie.

 

Les croyances sont entretenues

 

Ainsi malgré ces fameux exemples voilà que bien souvent nous nous faisons reprendre par nos archaïsmes. Les raisons sont multiples, prenons en quelques-unes. Examinons la manière dont ces croyances sont entretenues.

Je me souviens d’un psychanalyste lacanien qui lors d’une conférence sur la paix, nous faisait part de sa représentation et conviction de ce qu’est l’être humain, il reprenait à l’envi les propos de Hobbes : « L’homme est un loup pour l’homme ». Peut-être dans bien des cas, cependant, nombreux sont aussi celles et ceux qui démontrent, de par leurs actions, leur manière d’être au quotidien et tout au long de leur vie qu’autre chose est possible. Et il suffit de peu de choses pour réveiller en chaque être humain le pire ou le meilleur. C’est pourquoi il appartient à chacun de nous de décider, en conscience, de quelle part d’humanité nous avons envie de voir grandir. Celle des archaïsmes millénaires, fruit de l’évolution de la vie, de la part animale que nous avons pervertie pour qu’elle devienne sadisme et cruauté ou de la part qui nous permet de voir en chaque homme ou femme un trésor d’amour, de richesses à faire s’exprimer.

 

Psychanalystes et sociologues entretiennent cette idée selon laquelle il n’existe pas autre chose que le conflit. « Le conflit c’est la vie. » Déformation abusive des propos de Freud (conflit intra-psychique entre les instances psychiques le Ca et le Surmoi) et surtout édicté en dogme et incitant de nombreux psychanalystes à encourager la dynamique de conflit, car ainsi on reste vivant ! Principe soutenu aussi par la majorité des sociologues à la suite des travaux de Marx, Weber et Simmel pour lesquels le conflit est la preuve de la vitalité sociale et sans lequel, le risque est de tomber dans la violence. Certes ! Je partage ce point. Mais c’est sans se rappeler ce que justement Freud avait mis en évidence à savoir qu’il existe une instance au delà des deux premières, qualifiées de pulsionnelles et constitutives de l’inconscient (le Ca et le Surmoi) : le Moi. Ce dernier est l’instance psychique consciente et régulatrice de ce conflit intra-psychique et correspond à l’évolution des capacités de notre cerveau, à savoir le néo-cortex, capable d’apprendre, de choisir, de développer le libre-arbitre et d’acquérir de nouveaux réflexes et surtout de ne plus être conditionné par les schémas et déterminismes des deux cerveaux précédents (reptilien et limbique).

Alors par extension de ce principe d’instance psychique régulatrice, nous pouvons aussi regarder les modalités de régulation sociale, la médiation, par exemple, étendue à de nombreuses branches métiers, constitue probablement une voie, celle du tiers face à deux personnes en conflit. Et dans un autre registre le développement soutenable est la réponse intégratrice des différentes dimensions systémiques de la complexité humaine pour aborder les situations économiques.

 

Mon propos est de nous rendre attentifs au fait que nous pouvons, parfois, encourager des représentations qui ne rencontrent plus forcément la complexité de la réalité dans laquelle nous sommes et renforcent de ce fait les anciens mécanismes. Ce qui nous empêchent alors d’imaginer, de penser, de dire et d’agir ce qui serait nécessaire pour correspondre aux exigences du changement de paradigme que nous vivons.

 

Le conditionnement religieux

 

Une autre raison à préférer le langage guerrier c’est que la paix est associée dans nos représentations judéo-chrétiennes au paradis, que nous connaîtrons une fois que nous serons morts. Et le poids de cette représentation agit que l’on soit croyant ou pas.

Un point qui m’a souvent intriguée c’est que le mot paix est un terme qui est peu employé par les mouvements non-violents car il la trouve trop connotée de passivité. Alors si ceux qui prônent la paix ne s’autorisent même pas à en parler, de peur qu’elle ne soit pas assez « offensive », où va-t-on ? Toujours au même endroit. Dans des lieux/occasions d’opposition, de conflit et de guerre.

 

En ce qui me concerne je préfère paix à non-violence. Car la non-violence évoque deux choses qui me dérangent : la première consiste dans le fait que l’on nomme à nouveau la violence et l’on sait combien l’inconscient[4] est réceptif au mot employé et ne conserve comme signifiant que le terme et non sa négation. Le mot est à nouveau véhiculé et fait alors son œuvre aussi bien dans notre imaginaire qu’ensuite dans nos actes. La deuxième raison est que « non » évoque l’opposition à quelque chose, il est alors encore une fois question de contre / opposition/conflit !

 

On ne remet pas en cause la parole du maître

 

Ce qui me conduit à évoquer un autre facteur entretenant les représentations dont nous pourrions choisir de nous débarrasser, c’est le fait de ne pas remettre en cause la parole du maître. Il suffit que tel ou tel propos ait été dit par une personne dont tout le monde reconnaisse la qualité pour que ses paroles deviennent paroles d’évangile, figées dans le marbre et que plus personne n’ose remettre en cause, comme s’il s’agissait d’un sacrilège.[5] En cela la science nous aide car son principe est d’examiner, avec autant d’objectivité que possible, les propos des auteurs qui nous précèdent (revue d’auteurs) afin de « déconstruire » leurs hypothèses pour reconstruire. Mon regret c’est que cela passe à nouveau par le mécanisme du « contre » : thèse / « anti-thèse » / synthèse.

Ceci est la théorie de la posture scientifique, toutefois dans la pratique combien de textes de philosophes ou de scientifique deviennent figés, cités inexorablement d’une génération à l’autre, sans vérifier ce qui est transmis lorsque la pensée ou le vocabulaire sont devenus obsolètes face à l’évolution de la conscience humaine. Si nous pouvons remercier nos aînés des apports de leur pensée et en quoi ils ont contribué à faire évoluer nos consciences, il est aussi important de rester vigilants à ne pas continuer à véhiculer des aspects de leurs propos ou de leurs pensées qui viennent dire le contraire de ce dont nous avons aujourd’hui besoin. Il suffit par exemple de reprendre les discours des fondateurs de la Révolution française pour trouver à chaque ligne un mot guerrier ou violent. La Marseillaise en est d’ailleurs le témoignage.

 

Le niveau de conscience auquel nous arrivons nous permet d’avoir l’esprit critique pour apprécier ce qui est juste et ce qui ne l’est pas dans les propositions qui nous sont faites, qu’elles soient intellectuelles, économiques, politiques, spirituelles et comportementales. Toutefois, rester vigilants au vocabulaire employé est essentiel pour distinguer l’évolution de l’intelligence de celle de l’intelligence du cœur. Car celle-ci s’entend aux mots que nous choisissons d’employer. Nous pouvons penser la paix et rédiger des dizaines d’ouvrages, l’incarner est tout un autre défi car il s’agit que chacune de nos parties intérieures vive et reflète cette harmonie qui s’entendra alors dans le choix des mots, les attitudes et les expressions verbales et non-verbales. Et la bonne nouvelle c’est que l’authenticité de l’état intérieur ne peut pas se travestir !

 

La communication non-violente tente d’apporter justement une méthode et une pratique pour acquérir cette parole authentique et transformer « des mots–mur en mots-fenêtre » pour reprendre les propos de son créateur Marshal Rosenberg. J’aurais juste la même réserve que précédemment sur deux points la concernant : d’une part, sur le terme non-violence, pour les raisons évoquées plus haut et d’autre part, sur le fait d’appliquer la parole du maître comme un dogme, remarque également développée précédemment. Il me semble essentiel de vérifier que ceux qui l’appliquent et s’en réclament n’appliquent pas à leur tour avec aveuglement la voix du maître. Car sans distance, discernement et justesse il n’y a pas de liberté. Et la paix ne peut s’exprimer que par des êtres conscients et libres, profondément respectueux des autres, accueillant la diversité de l’autre comme une richesse et évitant le jugement. Sans quoi les arguments d’une méthode deviennent des endoctrinements et peuvent conduire au sectarisme, au refus de la différence de l’autre et manifester alors la même violence que celle qui est décriée par la méthode elle-même.

 

Au fil de l’histoire, quelle que soit la personne qui a formalisé sa pensée, elle a modélisé sa compréhension des enseignements des expériences qu’elle a fait de la vie. Aussi riche soit ses apports, il ne sont que le  témoignage subjectif d’une lecture de la vie. Alors qu’à un moment cette lecture rencontre l’air du temps, que de nombreuses personnes se retrouvent dans cette manière de voir les choses, d’expliquer la vie ou de transmettre les moyens d’opérer des changements, cela se comprend. Toutefois, il me semble fondamental de ne pas perdre de vue sa propre subjectivité, son discernement et prendre le recul nécessaire pour penser si cette manière de voir le monde est bien en harmonie avec soi-même et si des ajustements peuvent être opérés. Et surtout conserver la distance juste et saine entre ces propositions et soi-même afin de ne pas devenir adepte, disciple ou militant et perdre de ce fait une part de sa liberté dans la dépendance affective et cognitive instaurée par l’admiration que l’on a pour ce témoin de la vie.

 

Le poids de l’étymologie

 

Pour en revenir au mot « paix, son origine étymologique ne facilite pas forcément les choses. Issu du latin pax « signifiant passer une convention entre deux pays belligérants » donnait au mot la connotation passive d’un accord et la subordonnait à la guerre. Cependant le champ théologique en Occident, chrétien en particulier a permis d’étendre le terme vers le sens qu’on lui connaît aujourd’hui d’harmonie intérieure et extérieure avec son environnement et ses proches.

 

Redonner ses lettres de noblesse à la paix

 

La paix revient de loin car soit elle est hypothéquée du poids de la « mort » de part le fait qu’elle ne s’acquiert qu’au paradis, soit elle est connotée de « statique, passive » car elle inféodée à la cessation de la guerre.

Dans le premier cas on comprend pourquoi tant de gens répugnent à la manifester. En effet, tant que nous imaginons que vivre dans un état de paix est associé à la mort, c’est-à-dire à quelque chose sans intensité, probablement ennuyeux et dans lequel il n’y a qu’indifférence parce que le mot détachement a été mal compris, il n’est guère étonnant que peu de personnes se sentent attirées par manifester la paix. Alors que parvenir à un état de paix intérieure c’est vivre au quotidien dans la joie, détaché des désirs et des souffrances, car les déterminismes ont été dépassés. Etre en paix c’est être traversé par toutes les composantes de la vie : merveilles et turbulences accueillies de la même manière, non pas avec indifférence mais avec une pleine dégustation de toutes les couleurs, senteurs et saveurs de l’existence. Car la vie n’est pas bonne ou mauvaise, elle n’a pas d’intention, seuls les désagréments que certains évènements nous causent nous conduisent à la qualifier d’agréable ou désagréable.

 

Concernant l’autre aspect, tout d’abord, nous oublions trop souvent que nous avons l’immense chance de vivre en France dans un pays en paix. Ensuite, l’erreur est de croire et de véhiculer à nouveau d’autres croyances disant que les meilleures inventions se sont toujours faites grâce à la guerre et aux industries de l’armement. Tout d’abord c’est incomplet : des innovations existent dans d’autres domaines de la vie qui ne sont pas toujours liées à un contexte de guerre ou de survie. Ensuite, les bourses d’études et les meilleurs salaires sont alloués depuis des décennies aux sciences dures qui peuvent contribuer au progrès technologique appliqué aux plus grands lobbyings industriels dont l’armement. Les sciences humaines ne sont quasiment jamais financées ce qui limite la part des innovations dans ces disciplines qui pourraient sans doute apporter aux sciences dures une contribution féconde si notre modèle économique actuel en voyait l’utilité.

Enfin, ce lien de cause à effet entre innovations et armement n’est pas juste. C’est parce que notre société humaine a privilégié les valeurs de guerre qu’elles ont conduit à des comportements de prédation et de domination. Ainsi, pour asservir, dominer et anéantir l’autre, ressources, argent et innovations ont été mises de manière privilégiée dans le domaine de la guerre. Aujourd’hui les enjeux climatiques et sociétaux nous conduisent, certes comme des défis, toutefois au service de la vie, à déborder d’innovation et de créativité pour sauver la planète et qui sait l’espèce humaine aussi !

 

La paix comme voie de salut à l’humanité ?

 

Changement qui pourra s’opérer grâce à des attitudes de solidarité, de coopération, d’intelligence collective qui reposent sur des valeurs de paix, c’est-à-dire de respect d’autrui, de considération de l’autre comme ayant autant de valeur que soi. Pour y parvenir nous devons alors dépasser nos déterminismes et les archaïsmes de notre patrimoine phylo-génétique, trans-générationnel et surtout psycho-social.

 

Employer quotidiennement des mots de la paix contribuent progressivement à modifier notre pensée, nos paroles et nos actes. Nous allons grandir dans la paix avec les merveilleux mots que nous allons nous adresser et proposer à autrui. Et pour cela il faut oser sauter dans la confiance d’un monde qui change, opérer un saut quantique, de la liberté d’être qui je suis et non pas déterminé par autrui ou « contre » lui…

 

Changer le monde c’est aussi prendre la liberté de surfer sur l’énergie de la vie, de la beauté, de la paix, de l’amour qui est au-delà de tout et précisément au-delà des batailles, des guerres et des luttes !

 

Alors essayons de nous engager, de proposer de partager, d’agir ensemble, de coopérer, de réaliser des synergies, autant de verbes d’actions, positifs et qui conduisent à faire AVEC !

 

Et vive la vie !

Christine Marsan

 

27/11/2008 et terminé le 8 février 2009.

 



[1] Nous devons être le changement que nous voulons pour le monde. Gandhi.

[2] Comme c’est nous qui le disons, nous ne prenons pas beaucoup de risques à être contredits.

[3] On peut supposer que nous n’aurions pas survécu à ces prédateurs.

[4] Cf.  les travaux de Lacan.

[5] Et là c’est une erreur, il ne s’agit pas systématiquement de faire le « meurtre du père » comme disait Freud ayant besoin de « s’opposer » aux paroles du maître pour enfin un jour acquérir sa propre autonomie de pensée. Et là nous touchons aux mécanismes de l’apprentissage mêlés à ceux de l’admiration qui représentent aussi un frein au changement de représentation, mais nous ne développerons pas ce point ici.

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Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /2008 14:55

La marseillaise revisitée

Un hymne pour le respect, la paix et la tolérance

13 septembre 2007
 

Refrain

 

Courage Citoyens !

Debout pour la France !

Sans peur et sans reproche !

Avançons confiants

Vers des lendemains qui chantent !

 

 

COUPLETS

 

 

I

Ensemble vers notre futur

Construisons Demain

En harmonie d’une patrie

Diverse, fière d’être bigarrée

Affichons les couleurs de la France (bis)

Bleu l’étendard de l’espoir

Blanc les ailes de la paix

Rouge comme le courage

Courage Citoyens ! Etc.

 

II

Chantons ensemble et fiers

Liberté, égalité, fraternité

Que debout nous faisons vibrer

Main dans la main

Nous tenons notre futur

Droits de l’homme et du citoyen

Respect de la diversité

Encourager les chances

Donner les couleurs de l’espoir

Courage Citoyens ! Etc.

 

III

Mobilisons nos talents

Croyons dans l’espoir

Poussons nos enfants

Dans les bras de la lumière

Et fédérons notre nation

Dans la juste cohérence

D’un projet universel

Où chacun aura sa place

Dans l’amour et la dignité

Courage Citoyens ! Etc.

 

IV

Allions alors innovation

Créativité et génie

Marions intelligence et cœur

Imaginons la verte France

En sourire et sans armes

Ravivons beauté et respect

Faisons de nos valeurs

Un drapeau d’espérance

Et des oripeaux de fierté

Courage Citoyens ! Etc.

 

V

Passons des droits du citoyen

Aux devoirs des êtres humains

Envers la terre et leur frères

Que la France soit la main pointant

La direction des progrès

En droit, en devoir et en respect

Pour restaurer la dignité

Promouvoir l’amour

La tolérance et paix

Courage Citoyens ! Etc.

 

 

VI

Bâtissons avec courage

Ensemble, main dans la main

Un monde viable et durable

Qui fera notre fierté et

Celle de nos enfants, heureux

C’est pour eux que nous créons,

Responsables, le monde de demain

Avec des graines de paix et

De joie, d’amour et de respect

Courage Citoyens ! Etc.

 

VII

Eriger la compassion

En priorité nationale

Osons semer des graines de paix

Dans le cœur de chaque enfant

Ayons le courage d’être (bis)

Les premiers à changer de cap

Plaçons l’humain au centre

Des fondamentaux de la France

Courage Citoyens ! Etc.

 

VIII

Osons l’humanité comme

Credo national fredonné

Rappelons la tradition humaniste

Réveillons l’espoir endormi

D’une nouvelle société (bis)

Où chacun pourra se développer

Et participer fièrement

A sa belle construction

Courage Citoyens ! Etc.

 

IX

La France est le fruit de tous

Unis dans l’amour et la paix

Partagés en refrain joyeux

La Marseillaise sourit des

Nouvelles couleurs de son drapeau 

Bleu de la raison éclairée

Blanc : la paix enfin conjuguée

Rouge : le cœur et le courage

D’oser ce réel changement

Courage Citoyens ! Etc.

 

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Mardi 4 novembre 2008 2 04 /11 /2008 19:10

Crise, récession, spéculation…..

… ou l’opportunité d’une mutation de société ?

Dernière partie de l'article

Vers quel futur allons-nous ?

 

Une quête de sens

 

Plusieurs tendances fortes annoncent les valeurs du nouveau paradigme.

La prise de conscience écologique, mondiale à présent, place le respect de la terre et de l’environnement au cœur de cette société qui est en train d’émerger.

Ce qui semble aussi essentiel c’est de déterminer un sens, une direction vers laquelle faire tendre les actions quotidiennes, une vision qui porterait le monde puisque la crise est mondiale et que les gouvernants cherchent à apporter des réponses concertées. Vision qui, bien entendu, parviendrait à se prémunir des écueils de l’idéologie et d’un universalisme utopique, nous y reviendrons.

 

Ce que l’on observe dans l’expression des jeunes générations s’emparant de la politique, c’est le besoin de replacer les valeurs humanistes au centre des débats. L’être humain doit être au cœur des préoccupations de nos politiques afin que chacun ait sa place, de quoi manger, être logé, avoir un travail, retrouver sa dignité, faire valoir ses droits fondamentaux d’homme et de citoyen.

Un vent d’équité semble souffler sur un nombre croissant de personnes qui comprennent qu’enrichir une poignée de personnes au détriment de milliards de nécessiteux n’est pas raisonnable. Les émeutes de la faim du printemps 2008 ont préfiguré les révolutions potentielles et sont susceptibles de devenir des déferlantes d’immigrants affamés venant chercher en Occident la nourriture dont nos spéculations les privent.

 

Une gouvernance intègre

 

Un besoin d’éthique et d’intégrité répond aux excès, aux abus de pouvoir et aux spéculations outrancières et nécrophages de quelques uns. Autant d’attitudes qui accroissent les inégalités et mettent, chaque jour, de plus en plus de personnes à la rue. Maintenir le système c’est encourager l’exclusion et faire grossir le baril de poudre, social, sur lequel nous sommes assis. Alors si nous ne changeons pas par altruisme, nous pouvons au moins le faire égoïstement, comprenant que chercher à maintenir notre confort est une attitude court-terme et suicidaire.

 

Cette quête de sens se traduit, au sein des entreprises comme des gouvernements, par une vision et une stratégie déclinées grâce à une gouvernance responsable. Ce qui signifie s’engager dans un développement soutenable respectant valeurs, engagements humanistes et environnementaux.

 

De nouvelles solidarités

 

Pour affronter les conséquences des catastrophes écologiques et économiques qui vont aussi devenir sociales, il nous faut répondre collectivement, ensemble, avec fraternité et engagement. Pour ce faire, il devient nécessaire de construire de nouvelles solidarités, encourager les rencontres inter-communautaires et développer respect et entraide. Ceci pouvant se faire autrement que par la religion, la morale et la coercition (facteurs externes de structuration sociale). Il semble que l’éthique appliquée de Paul Ricoeur, celle d’Emmanuel Lévinas articulée autour de la rencontre de l’autre, ou encore le personnalisme d’Emmanuel Mounier reprennent tout leur sens, encouragent l’autonomie individuelle et collective à repenser les rapports entre personnes et groupes sociaux.

 

 

Pourquoi a-t-on tant parlé du « retour du féminin » ?

 

Ce n’est certes pas un retour du féminisme mais plutôt la capacité que les valeurs féminines ont de concilier les opposés, d’apporter de l’équilibre et du juste milieu, précisément dans un monde devenu fou. Cette capacité n’est, bien entendu, pas réservée aux femmes, mais à l’exercice mature de certaines valeurs qualifiées de féminines par opposition aux valeurs guerrières, combatives et compétitives attribuées, sans doute tout aussi abusivement, au masculin.

 

Si nous voulons sortir de la crise nous devons aussi sortir des clivages : de représentations, de valeurs, d’attitudes binaires dont nous avons trop souffert et qui à nouveau sont du côté d’un monde passé et non du monde dont nous avons besoin pour sortir de cette crise / récession / mutation. Ces valeurs de conciliation, de respect et d’empathie face à la souffrance d’autrui sont aujourd’hui nécessaires pour constituer les fraternités qui permettront de relever les défis du monde que nous avons créé.

 

Ce qui caractérise le féminin, c’est qu’il représente la vie. Une femme est « programmée » pour donner la vie et de ce fait elle a un rapport privilégié au vivant. A part quelques exceptions intégristes, les femmes protègent la vie et incitent à trouver des solutions qui préservent les personnes au lieu d’encourager les guerres et les révolutions qui ont toujours été facteur de violence, de terreurs et de sang. Cette vitalité est la source de l’espoir, de l’enthousiasme pour penser et agir autrement. On comprend mieux la portée symbolique des produits bios, notamment auprès des citadins, une fois qu’ils ont compris que nos villes sont construites sur des matières fossiles[1], identifient le besoin de vivre, à nouveau, proches de la nature vivante.

 

C’est bien par l’énergie du vivant que le monde peut changer, c’est-à-dire par celles et ceux qui ont la force et le courage d’entreprendre la mutation d’un monde en « crise », en valorisant l’espoir et les potentialités de résilience des personnes et des collectifs. Peut-être pourrons-nous trouver de nouvelles voies au changement en réalisant des transitions plutôt que des révolutions. Les mutations pourraient alors s’avérer des options riches de possibles, ralliant les laboratoires de recherche et développement à débusquer les solutions pour transmuter les pans des industries remises en cause par les crises.

 

Eviter une nouvelle idéologie.

 

Voilà le défi qui attend les porteurs du nouveau paradigme. Comment proposer d’autres voies sans qu’elles deviennent normatives et n’apparaissent comme la seule solution pour sauver le monde d’aujourd’hui ? L’histoire est pleine des effets sanglants des dérives des idéologies. Une fois convaincu, chacun va annoncer la « bonne parole », cherchant par là-même à éradiquer celle de l’autre, du différent, stigmatisé par sa non-adhésion à cette nouvelle promesse de bonheur pour tous. Comment porter les valeurs de la vie, transformer les éléments nocifs du modèle existant tout en respectant les différences de points de vue ? Comment intégrer la diversité au quotidien ? Il me semble essentiel de se poser dés à présent ces questions afin de ne pas, une fois de plus, rêver d’un monde merveilleux qui créera des goulags éliminant 60 millions ou plus de récalcitrants ?

 

En finir avec les valeurs de guerre de Sun Tsu

 

Pour le moment nos sociétés sont établies sur les valeurs de guerre, de compétition, de prédation et pour relever les défis de demain nous devons vraisemblablement fonctionner sur des valeurs de paix seules capables de nous permettre de développer fraternité, solidarité et capacité à diminuer la satisfaction de nos besoins ou désirs personnels par la conscience des autres, proches ou qui vivent à l’autre bout du monde.

Pour y parvenir, le travail sur soi permet la remise en cause fondamentale et nécessaire pour que de nouveaux comportements adviennent, puis le développement d’une conscience permet de passer de l’évolution individuelle à celle du collectif. Ensuite, la quête de sagesse conduit à aller au-delà du dépassement de sa névrose et permet, par la prise en compte d’une transcendance, de manifester des comportements de bienveillance, de compassion, de tolérance. Elle[2] encourage le développement de l’éthique[3] squelette intérieur essentiel à l’autonomie psychique qui permet responsabilité, exercice responsable de sa liberté et engagements solidaires, soutenables et durables pour développer, ensemble, les formes d’intelligence collective qui feront sortir des impasses que nous avons créées.

 

Alors oui nous pourrons réaliser un nouvel élan de société, une néo-renaiSens qui donnera un autre souffle au progrès. Oui, nous sommes à nouveau poussés par notre esprit occidental qui vise le progrès et l’amélioration continues. Toutefois, aujourd’hui nous voulons le réaliser de manière éclairée, écoutant les sagesses ancestrales, réunissant les enseignements de la terre et de la nature avec les apports positifs du progrès technique. Seule cette conciliation des opposés, cette harmonie des apports de notre humanité insuffle un autre sens, une visibilité partagée, une transcendance, qui se traduit par une gouvernance sage et responsable. Cette dernière apportera les conditions du développement d’une autonomie collective permettant la manifestation de comportements responsables solidaires, durables et soutenables pour que l’humanité évolue ensemble et sache résoudre les excès qu’elle a produit.

 

 

Merci de m’avoir lue. Vos réactions et commentaires sont les bienvenus.

Si vous avez envie de reprendre des éléments, je partage ce texte, je vous remercie simplement ceux qui réaliseront des emprunts de bien vouloir me citer.

 

Christine Marsan

Terminé le 28 octobre 2008.



[1] Pour reprendre les thèses de Pierre Rabhi.

[2] Au sens de raison éclairée apportant joie et liberté.

[3] Au sens de Comte-Sponville : l’éthique est l’ensemble hiérarchisé et réfléchi de nos désirs. […] Elle est particulière à un individu et un groupe et cherche à définir un art de vivre : elle tend le plus souvent vers le bonheur et culmine dans la sagesse.

- Publié dans : Politique
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