Voici le défi central de notre époque : trouver une manière de travailler ensemble pour résoudre les problèmes que nous avons créés. Nelson Mandela
Une vision
Un monde en mutation
Notre monde est en pleine mutation, quelque soit les explications pour en rendre compte, c’est un fait. Les ressources en matière première (dont le pétrole) sont
gravement menacées, notre terre est malmenée et si elle n’est pas mieux entretenue risque de manifester des turbulences qui pourraient avoir raison de notre humanité, ce qui entraîne les
conséquences sur le climat, etc.
Les violences sociales et humaines sont probablement l’illustration à la fois du malaise et aussi du besoin que cela change.
Nous avons les ressources de changer tout cela et si nous voulons éviter les ruptures douloureuses, et les violences sanguinaires qui accompagnent toujours les
révolutions. Nous pouvons nous mobiliser pour agir ensemble pour opérer une mutation en recherchant tous les leviers de l’évolution en douceur.
Stop au catastrophisme !
Par ailleurs, dans de nombreux lieux autorisés, on entend parler de « déprime des français », de violences, d’être « contre ceci » et que
« tout va mal » et j’en passe !
Ca suffit !
Il existe une France vivante, pleine de projets, d’initiatives, de Vie qui ne demande qu’à avoir une place à la tribune publique pour faire valoir ses actions
réelles et pratiques permettant de faire changer réellement les choses.
L’erreur est peut-être de continuer à attendre que ce soit nos politiques actuels qui le fassent. Certains ont déjà fait état des mêmes élans que ce manifeste,
cependant, ce ne sont pas forcément ces personnes qui ont le pouvoir de décision pour que les choses changent.
Stop à l’intoxication du catastrophisme et de la paranoïa ! Stop à la croyance que nous sommes impuissants et à l’inertie qui en découle !
Réveillons-nous, nous, les citoyens qui avons pris à bras le corps le sort de notre pays et qui, de par nos actions, le faisons changer.
Il est aujourd’hui question d’OSER agir, la tête haute dans l’optimisme et l’enthousiasme parce que la vie se décline avec la joie, la capacité à entreprendre et
l’audace d’agir.
Les racines de notre mutation
Dans le monde des hommes tuent des petites filles parce qu’elles n’ont pas de valeur. Dans le monde les femmes donnent la vie aux petits filles et aux petits
garçons.
Le tournant de ce début de troisième millénaire réside dans la force que nous pouvons puiser auprès de femmes.
Pourquoi ?
Parce qu’elles donnent la vie, donc elle savent toujours trouver le ressort de la vitalité. Elles ont alors les capacités de mobiliser une nouvelle
Renaissance.
Il ne s’agit pas d’un manifeste féministe !!!!! Il s’agit de puiser dans les valeurs féminines les racines de la capacité à changer. Ces valeurs féminines sont
détenues depuis la nuit des temps par l’humanité entière, hommes et femmes.
Et cela se traduit par exemple par remplacer le besoin de pouvoir de domination par le pouvoir de
l’action. Il s’agit de libérer la confiance, l’enthousiasme, l’énergie de l’action.
Et ceci passe notamment par continuer les actions des prédécesseurs, conserver tout ce qui est positif et améliorer l’existant. Jeter le bébé avec l’eau du bain est
une attitude injuste et qui fait perdre beaucoup d’énergie. La sagesse et le discernement résident dans la capacité à apprécier tout ce qui est bon et valable partout et l’enrichir des
innovations actuelles. Le passé est notre patrimoine et notre héritage, à nous de décider d’en faire un terreau sur lequel vont pousser de nouvelles graines de possibles pour paraphraser Pierre
Rabhi. « Nous ne pouvons pas regarder le futur sans assumer notre passé » disait Max Gallo.
Alors la dynamique sociale change, nous entrons dans une logique de co-construction et non de ruptures permanentes, violentes et destructrices.
Mes ambitions
Je n’ai aucune ambition personnelle politique. Ce n’est pas une question d’ego, ni d’idéalisme.
Il s’agit de se mettre au service d’une cause. Celle de croire que nous pouvons renaître de nos cendres, que nous avons l’énergie d’une nouvelle
Renaissance ! Et comme disait Martin Luther King : « I have a dream »…..
Je souhaite du plus profond du cœur contribuer à :
- encourager le réveil des consciences,
- faciliter la convergence des initiatives,
- rendre une visibilité à la France qui bouge,
- relancer une créativité entrepreuneuriale,
- faire converger les pragmatismes et le bon sens.
Ces convergences permettront de changer demain, d’imaginer autrement notre monde et notre pays. Nous en avons la force, les capacités, les compétences,
l’enthousiasme et les idées.
Voilà mon ambition que cet élan fasse une traînée de poudre et que nous soyons des millions à voir que nous agissons chaque jour, dans notre sphère, pour un meilleur
demain. Et ceci en changeant notre vision de notre réalité.
Comment créer demain ? En prenant conscience de nos forces d’aujourd’hui
La meilleure façon de prédire l'avenir, c'est de le créer. Peter Drucker
Aujourd’hui nous tenons les clés pour demain, nous avons tous les possibles pour que notre monde soit plus humain, fraternel, coopératif…pour que chacun ait sa place
en fonction de ce qu’il ou elle est. Que sa contribution soit une richesse.
Tant que nous verrons le monde comme un camembert, où lorsque les plus affamés de pouvoir ayant pris les plus grosses parts de gâteaux il ne reste que quelques parts
minuscules pour le plus grand nombre, nous continuerons à nous battre.
Mais si nous envisageons que plus nous contribuons à ce monde - à l’instar du développement d’Internet-, nous créons sans cesse de nouveaux possibles. Alors, les
réalisations humaines seront en expansion et il y aura de la place pour tous. Il sera lors plus facile de vivre en harmonie et dans le partage.
La contrainte majeure restera de gérer la terre et les ressources.
Ceci peut se faire si nous envisageons des valeurs d’équilibre, de partage et d’équité. Il n’est pas question d’expansion au sens du libéralisme économique, mais
d’inverser la représentation de notre monde. Trop souvent, nous croyons être dans un monde de pénurie alors que nous vivons dans un monde d’abondance à partager. Et ceci en respectant la terre
qui nous nourrit et tous les autres humains.
Partager procède d’une logique d’abondance et de gestion responsable des ressources, sans gaspillage, sans utilisation excessive et sans rétention.
Pour y parvenir, nous avons besoin d’augmenter notre niveau de conscience individuel et collectif.
Et comme des milliers de personnes agissent dors et déjà dans ce sens, prendre « conscience » de la réalité de cette convergence d’initiatives et de
projets permet d’appréhender, enfin, que nous ne sommes pas « impuissants » et que nous sommes réellement en train de changer le monde.
Alors nous n’avons plus peur de la grippe aviaire, de la vache folle, du chickungunya et toutes autres nouvelles manifestations de la psychose sociale à présent mondiale qui nous maintient dans
l’anxiété et nous empêche d’agir.
Des valeurs :
Un projet ne peut voir le jour que s’il repose sur une vision qui engendrera des objectifs concrets et sur des valeurs qui sous-tendent l’esprit dans lequel
agir.
Ne regardez pas en arrière une fois que l'orientation est prise. Regardez avant de vous élancer et dès que vous avez décidé de
sauter, n'hésitez pas. Bruce Lee
Oser :
- Etre
- rêver
- agir
- s’engager
- obtenir des résultats
- respecter ses valeurs
- Etre humaniste
Ce qui se traduit par :
· Partage, synergie, don,
· Rechercher des conditions
d’évolution saines et durables,
· Remise en cause, personnelle et
collective, régulière de nos actions et nos attitudes,
· Quête de sens dans les actions
quotidiennes,
· Bon sens et pragmatisme,
· Respect de la terre et de
l’environnement, alliance des valeurs masculines et féminines pour de nouvelles identités qui dépassent les dualités,
· Convergence à la place de la
divergence.
Un projet :
Je n'ai pas échoué, j'ai trouvé dix mille moyens qui ne fonctionnent pas. Albert Einstein
Arrêtons d’avoir peur ! Pour agir, il faut dénouer les énergies de toutes natures. Pour concevoir un futur il faut savoir sortir des sentiers battus.
Qui peut aujourd’hui prendre des risques ?
Ceux qui n’ont rien à perdre. Et ceux qui n’ont plus peur.
Il est temps de mettre de l’énergie dans les convergences.
Stop aux luttes, aux batailles et aux combats, stop aux énergies guerrières !
Décidons de faire advenir le temps des convergences :
- convergences des générations = ré-apprendre à nous comprendre, nous enrichir des
ressources de chacun, la sagesse des uns fécondant l’enthousiasme des autres,
- convergence des sexes = le temps n’est plus à la lutte mais aux nouvelles
alliances. Il n’est plus question de
luttes ou de clivages.
- convergence des initiatives = le temps n’est plus aux rétentions de toutes sortes, mais
au partage, aux mutualisions, aux coopérations,
- convergence des idées et des ressources = la gratuité arrive comme le produit des
technologies pour bouleverser l’économie. Pilotons le changement et ne nous laissons pas déborder ! Nous devons envisager des transitions.
- convergence des talents = les capacités d’entrepreneur des uns en synergie avec la
créativité des autres,….
Tout ceci est clairement un projet politique. Car rappelons-nous ce que veut dire « politique », c’est se soucier
de gouverner la Cité, c’est vouloir administrer les choses publiques. Donc il est bien question de d’engagement pour le collectif. Toutefois, s’engager
humainement pour les autres ne veut pas dire forcément que c’est grave. C’est pourquoi à dessein, je retiendrai cette citation primesautière de Pascal. « (…) Quand ils (Platon et Aristote) se
sont divertis à faire leurs Lois et leur Politique,
ils l'ont fait en se jouant (…) S'ils ont écrit de politique, c'était comme pour régler un hôpital de fous ; et s'ils ont fait semblant d'en parler comme d'une
grande chose, c'est qu'ils savaient que les fous à qui ils parlaient pensaient être rois et empereurs. (Pensées, v. 331).
Alors soyons fous, pensons, imaginons, changeons le monde et agissons !
Est-ce que c’est dangereux de s’engager ?
Un adage dit « pour vivre heureux, vivons cachés ». Question : a tous ceux qui sont au chaud chez eux jusqu’ici, sont-ils heureux ?
Si ce n’est pas la réponse n’est pas une majorité de « oui » c’est probablement que le bonheur requiert d’autres recettes et d’autres clés.
Pourquoi un manifeste ?
Pour avoir l’audace d’Etre, d’agir et de se montrer… Pour quoi faire ? Pour agir. Et changer le monde. Il est grand temps de modifier les structures
fondamentales de nos sociétés et cela ne se fera que TOUS ensemble. Nous ne pouvons plus déléguer notre futur commun à ceux qui n’ont que des ambitions personnelles.
Alors il est question de s’engager, de mutualiser les actions déjà réalisées et d’envisager ce qui doit être fait, comment agir et quels sont les moyens pour
parvenir aux objectifs.
Et ceci en abandonnant la lutte, la compétition, la guerre et les peurs.
En osant être tout simplement, nous réveillons la formidable énergie de la vie et nous pouvons alors entreprendre de manière juste et équitable dans et pour un monde
qui veut renaître de ses cendres.
Pourquoi parler d’une Autre République ?
Vous ne pouvez pas avoir un lieu technologiquement
innovant si vous n’êtes pas ouvert à la bizarrerie, à l’excentricité et à la différence. Richard Florida
Parce que la 5eme est moribonde de tous ceux qui ne veulent surtout pas que les choses changent. Le fait que nos dirigeants sont tous issus du même cénacle
produisent d’une part des carriéristes de la politique et d’autre part une caste enfermée sur elle-même déconnectée de la réalité des citoyens et qui comme tout système autarcique se
sclérose.
Le peuple a besoin que l’on s’occupe de lui, pour lui.
Pour cela il faut sortir du cadre de références, des schémas vieillis et vieillots qui sont obsolètes et ne correspondent plus au niveau d’autonomie et de conscience
de nombre de citoyens.
La meilleure manière de revoir nos institutions et notre constitution c’est de changer de République. Là nous aurons la vitalité d’une nouvelle formule, d’un sang
neuf qui va permettre de faire bouger ce qui doit l’être.
Sur quoi agir d’abord ?
Tout est là, l’essentiel est déjà pensé, imaginé, réalisé…
Nous n’avons pas à tout repenser de zéro !
Il s’agit de mutualiser, de partager, de coopérer, de voir tout ce que nous faisons tous depuis si longtemps, chacun à notre niveau. Et c’est alors que tous ensemble
nous aurons la force du nombre, la taille critique qui seule permettra le changement.
Une manière pour apprécier ces différentes initiatives c’est de rendre visible les actions de tous et Internet semble l’outil le plus approprié aujourd’hui pour
réaliser une action fédératrice.
- Donner de la visibilité à toutes les initiatives déjà
existantes : Une plate-forme de réseaux sur Internet afin de capitaliser toutes les coordonnées des différents réseaux, des différentes
initiatives, de toutes les actions qui vont dans le sens des valeurs citées dans ce manifeste. Ce sera l’occasion de restituer de la visibilité pour tous les citoyens du nombre incroyable de
personnes qui sont impliquées dans le changement. La forme pourrait être une agora, représentant la Cité où chacun pourrait y trouver les initiatives existant dans tous les domaines de la vie.
Cela faciliterait tant la convergence des projets que la possibilité pour chacun de s’engager concrètement dans des actions qui ont du sens pour elle ou lui. Ainsi cette plate-forme de
plate-forme pourrait participer à une nouvelle gouvernance et illustrer une démocratie vivante.
- Stimuler et faire converger les réseaux : Une grande soirée des réseaux : faire converger les réseauteurs en lançant une
grande soirée des réseaux. Chaque réseauteur invitant tous ses contacts et ceci dans ses différents réseaux, ceci permettant alors de se rencontrer physiquement et d’appréhender la réalité du
nombre de personnes en marche sur des sentiers parallèles et très probablement convergents.
- Faire avancer les idées pour changer le monde : Des équipes pluridisciplinaires pour travailler sur toutes les composantes de notre société qui sont à modifier. L’essentiel étant aujourd’hui de mutualiser les
initiatives permettant de réaliser les conversions des grands lobbying en nouvelles industries, nouvelles activités économiques. Il est hors de question de mettre au chômage tous ceux qui
travaillent aujourd’hui dans ces industries nocives pour l’homme et l’environnement. Mais plutôt d’envisager les modalités de transition afin que tous ceux qui voudraient que cela change mais qui
sont prisonniers du besoin économique de travailler dans l’ancienne économie aient les ressources de s’investir dans la nouvelle.
- Dynamiser l’opinion publique :
Réaliser plusieurs livres faisant état des transformation concrètement réalisées par les hommes et les femmes, notamment en France. Sur ce point au moins deux projets sont en cours.
- Faire converger les initiatives : réaliser différents groupes de femmes et d’hommes qui réalisent des actions concrètes et qui ont envie de se réunir pour aller plus loin dans la convergence de leur
initiatives et envisager de nouvelles actions.
La suite des idées se réalisant justement ENSEMBLE.
Quelques pistes bibliographiques pour voir les choses autrement :
Volontairement sans parti pris et un peu tous azimuts…
Patrick Boulte. Individus en friche. Desclée de Brouwer. Paris.
1995.
Alain Caillé. Anthropologie du don. Desclée de Brouwer. Paris.
2000.
Joseph Macé-Carton. L’homme libéré. Penser par soi-même. Plon. Paris.
2004.
Sylvain Darnil, Mathieux le Roux.
80 hommes pour changer le monde. Entreprendre pour la planète. Lattès. Paris.
2005.
Philippe Derruder. Monnaies citoyennes. Vers une économie au service de l’homme. Editions Yves Michel. Paris. 2005.
Philippe Deruder. Les aventuriers de l’abondance. Chroniques d’un village qui défit le pouvoir, l’argent, la peur. Editions Yves Michel. Paris. 1999.
Luc Ferry. Apprendre à vivre.
Traité de philosophie à l’usage des jeunes générations. Plon. Paris. 2006.
Max Gallo. Fier d’être français. Fayard. Paris.
2006.
Tim Guégnard. Quand le murmure devient cri. Presses de la
Renaissance. Paris. 2005.
Manfred Mack. Pleine valeur. Pour que l’entreprise génère un nouvel épanouissement
économique et humain. Insep Editions. Paris. 2003.
Alain Minc. Le crépuscule des petits Dieux. Grasset.
2005.
Arnaud Montebourg, Bastien François.
La constitution de la 6eme République. Odile
Jacob. Paris. 2005.
Ghislaine Ottenheimer. Nos vaches sacrées. Guérie la France sans elles. Albin Michel.
2006.
Philippe Pignarre, Isabelle Stengers.
La sorcellerie capitaliste. Pratiques de désenvoûtement. La Découverte. Paris. 2005.
Pierre Rabhi, Nicolas Hulot. Graines de possibles. Calmann-Levy. Paris.
2005.
Paul H. Ray, Sherry Ruth Anderson. L’émergence des créatifs culturels.
Editions Yves Michel. Paris. 2001.
Hubert Reeves. Chroniques du ciel et de la vie. Seuil. Paris.
2005.
Marshall Rosenberg. Les mots sont des fenêtres. Ou bien ils sont des murs
Introduction à la communication non-violente. La Découverte. Paris. 2005.
Alain Touraine. Un nouveau paradigme. Pour comprendre le monde d’aujourd’hui. Fayard. 2005.
Humanistement, vôtre.
Christine marsan. 21 décembre 2005.
Commentaires